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conflit commercial sino-américain europe

Conflit commercial sino-américain : quelles répercussions sur l’Europe ?

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Les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine créent environ 2,6 millions d’emplois dans le pays de l’oncle Sam. Et alors que la classe moyenne chinoise poursuit son expansion rapide (le nombre de consommateurs de la classe moyenne chinoise dépassera celui de l’ensemble de la population des États-Unis d’ici 2026), les entreprises américaines auront la possibilité d’accéder à une nouvelle clientèle aisée qui peut stimuler davantage la consommation et l’emploi. Mais la guerre commerciale entre les deux pays risque de saboter ses relations, entraînant le commerce mondial dans une spirale négative.

Qu’apporte le commerce avec la Chine à l’économie américaine ?

  • la Chine a acheté pour 165 milliards de dollars en biens et services aux États-Unis en 2015, ce qui représente 7,3 % de toutes les exportations américaines et environ 1 % de la production économique américaine totale ;
  • les entreprises américaines ont exporté des services commerciaux et financiers, pour un total de 6,7 milliards de dollars en 2014 et pour 7,1 milliards en 2015 ;
  • d’ici 2030, les exportations américaines vers la Chine atteindront plus de 520 milliards de dollars ;
  • les exportations américaines vers l’Empire du Milieu ont créé directement et indirectement 1,8 million de nouveaux emplois et 165 milliards de dollars de PIB en 2015 ;
  • lorsque l’on combine les avantages économiques générés par les investissements américains en Chine et les investissements chinois aux États-Unis, le total s’élève à 2,6 millions d’emplois américains et à environ 216 milliards de dollars du PIB ;
  • selon Oxford Economics, la productivité de l’industrie américaine a augmenté de 40 % entre 2003 et 2016, soit 2,5 % par an, contre 23 % en Allemagne.

L’industrie manufacturière chinoise a également fait baisser les prix des biens de consommation aux États-Unis, ce qui a freiné l’inflation et permis de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs américains. La Chine devrait continuer d’être l’une des grandes économies à la croissance la plus rapide, créant des opportunités de croissance pour les entreprises américaines, à condition que ce grand pays procède à des réformes économiques qui élimineront les obstacles persistants à l’accès au marché dans de nombreux secteurs. Tous ces intérêts communs n’ont pas empêché le président américain Donald Trump de déclencher une guerre commerciale avec la Chine, sur fond de dispute commerciale, constitué de hausses de taxes douanières et d’échange de menaces.

L’économie mondiale retient son souffle

Une escalade entre les États-Unis et la Chine assénerait un sérieux coup à la croissance mondiale d’ici 2021, créant des pressions sur les prix qui obligeraient la Réserve fédérale à intensifier le resserrement monétaire, selon les dernières prévisions économiques de l’OCDE. L’organisation s’attend à ce que la croissance mondiale passe de 3,7% en 2018 à 3,5% en 2019 et 2020, malgré un rythme de croissance toujours satisfaisant.

Si les États-Unis imposent des droits de douane de 25% sur les importations chinoises d’une valeur de 200 milliards de dollars à partir de janvier 2019, et si la Chine riposte, cela doublerait l’impact sur la production des deux pays et ferait monter les prix à la consommation aux États-Unis notamment de 0,6 % par rapport aux prévisions.

Dans le pire des scénarios, le PIB mondial serait inférieur de 0,8% au niveau de référence d’ici 2021, et la production américaine serait inférieure de plus de 1% au niveau de référence. La production chinoise serait encore plus touchée. Le commerce mondial diminuerait de 2% et les investissements diminueraient d’environ 2% en moyenne dans l’ensemble de l’OCDE.

L’OCDE a également signalé les risques d’un ralentissement brutal en Chine, la volatilité des prix du pétrole, les incertitudes relatives au Brexit et la fragilité de certaines banques de la zone euro, affirmant que l’interaction de ces risques pourrait avoir des répercussions imprévisibles et très négatives sur l’économie mondiale.

Pour l’Europe, l’institution s’attend à une croissance identique de 1,6% en France et en Allemagne, abaissant ses prévisions pour cette dernière de 0,3 point cette année et de 0,2 en 2019, suite à la chute surprise du PIB de la première économie de la zone euro de – 0,2% au troisième trimestre. Si l’OCDE a maintenu la prévision pour la France inchangée pour cette année, elle l’a amputée de 0,2 point pour l’an prochain.

Quel impact sur la mobilité des étudiants ?

Par ailleurs, Pékin pourrait limiter le nombre de touristes et d’étudiants se rendant aux États-Unis. Avec 350 000 étudiants en 2017, les Chinois représentent le tiers des étudiants étrangers au pays de l’oncle Sam. Si ce dernier est toujours, et de loin, le premier pays d’accueil des étudiants internationaux, accaparant 46 % de ce marché, ce statut est aujourd’hui menacé, et la politique hostile à la migration de l’administration Trump ne fait qu’aggraver cette situation.

Une aubaine pour la France qui pourrait ainsi accueillir un nombre plus important d’étudiants en provenance de Chine, d’autant que le nombre de ces derniers n’a progressé que de 3% sur la période 2010 à 2015, contre une progression de 55% au Royaume Uni, selon le dernier rapport de Campus France.

L’ICD International Business School est bien placée pour accueillir les étudiants en provenance de l’Empire du Milieu grâce à son MBA European & Asian Business Development (MBA 1 & 2). Ce programme bénéficie de la reconnaissance des autorités chinoises et est le fruit de l’excellente évolution des échanges commerciaux entre la France et la Chine ces dernières années.

L’ICD, école internationale du commerce et du marketing propose un programme Grande Ecole en 5 ans, sanctionné par un Grade de Master. Tournée vers l’international, cette Business School offre la possibilité d’études à l’international et accueille des étudiants étrangers dans ses programmes internationaux, dispensés en anglais. ICD, la Business School qui offre 9 spécialisations sur des métiers qui recrutent aujourd’hui et recruteront demain.

Témoignages & Parcours de diplômés

  • Pierre WILK, promotion 2010, Théâtre des Champs-Elysées, Marketing et Community management « Le secteur de la culture est en perpétuelle mutation. Il doit proposer de nouvelles offres au public en tenant compte désormais de contraintes économiques fortes, à l’instar de tous les autres secteurs de l’économie marchande. C’est pourquoi on voit les institutions culturelles mettre en œuvre des stratégies marketing adaptées.

  • Anne-Sophie DESMET, promotion 2009, ProDietic RDP, Responsable achats et approvisionnements, J’ai débuté dans le secteur des cosmétiques et produits pharmaceutiques pour le compte de grandes marques vendues en grande distribution puis j’ai poursuivi dans l’industrie agroalimentaire.

  • Alexis DONOT, promotion 1991, Groupe l’Argus de la presse, Directeur général « Le monde des affaires est complexe et le changement est devenu la norme. Il faut donc pouvoir répondre - voire devancer - les attentes et les nouveaux usages pour se développer tout en innovant ; c'est un enjeu stratégique pour toute organisation.

  • Michaël BERDUGO, promotion 2006, Salesforce Marketing Cloud, Strategic Account Executive « Après avoir été diplômé de l’ICD, j’ai occupé successivement, et au sein de différents secteurs (télécommunications, hôtellerie), des fonctions de Sales manager, International business developer et Key account manager.

  • Sepideh JOUDEKI, promotion 2014, Ixina France, WebMarketer Enseigne « J'ai la chance d'exercer un métier qui me passionne vraiment et qui correspond tout à fait à ce que je souhaitais. Aujourd'hui, en tant que « WebMarketer enseigne » je décline le plan de communication sur le web ce qui implique la mise en place et le déploiement de la stratégie webmarketing et digitale.